Penser la thérapie : Des révolutionnaires porteurs de vie

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Il y a ceux qui occupent des places, ceux qui manifestent contre des projets de loi, ceux qui se battent contre la construction d’un aéroport. Et il pourrait y avoir tous ceux qui cherchent des alternatives et tentent de les mettre en place. C’est un mouvement beaucoup moins spectaculaire qui ne se cantonne plus en une opposition stérile sans idée et sans projet, qui n’est plus dans le CONTRE, comme peut l’être un adolescent qui est contre le mode de vie de ses parents mais qui continue à vivre chez eux, mais un mouvement irrémédiablement tourné vers l’avenir, qui cherche à trouver de nouvelles idées, de nouvelles pistes pour un mieux vivre ensemble et en étant respectueux de la planète.

Le très beau film DEMAIN de Cyril Dion et de Mélanie Laurent l’illustre à merveille.

D’ailleurs, tous les intervenants de ce film me paraissent de plus grands révolutionnaires que ceux qui érigent des barricades ou qui jettent des pierres sur les forces de l’ordre, car ils sont des révolutionnaires créatifs, porteurs de vie.

Ils ne sont pas des révolutionnaires au sens où ils s’opposent ou bloquent des projets hostiles à leurs yeux, mais ils sont des révolutionnaires car ils rendent caduques les vieux systèmes grâce à leurs germes de vie. Un révolutionnaire, aujourd’hui, avec des pistes et des alternatives encore à créer va rendre caduque ce vieux monde qui s’égare : une consommation outrancière, une pollution dangereuse pour la santé, une publicité-marketing dans le mensonge et l’hypocrisie, des médias de divertissement dans l’abrutissement…

Je me mets à rêver, et comme à Detroit sur les ruines de Ford se crée une multitude de fermes urbaines.

 

 

 

 

Penser la thérapie : La Séduction

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Séduire, c’est être un peu plus que ce que l’on est. Mais est ce devenir un être superficiel ou bien un être dans le plus bel éclat de toutes ses possibilités d’être ? Séduire, c’est mener à part, et pour cela il faut un peu plus.

Séduire une femme, c’est déjà quitter l’île radieuse du premier Eden, abandonner les bras de Calypso, ne plus attendre d’une femme qu’elle nous rassure, qu’elle nous cajole. Nous avons connu celle qui nous aimait, nous espérions d’elle son regard attentionné, son estime. Il en est tout autrement des femmes, celles qui ont notre âge, nos alter ego. Séduire, c’est commencer à créer la relation amoureuse qui ne répare rien, qui ne remplace rien. Cette relation au milieu de nul part où tout commence à prendre forme. Séduire, c’est créer une apparence merveilleuse. C’est Zeus qui se métamorphose pour mieux tromper sa proie. Séduire, c’est laisser présager à notre partenaire les délices de la couche. D’une voix chaude et onctueuse, c’est l’aider à s’abandonner dans nos bras. Notre esprit vif et tranché lui suggère notre fougue amoureuse. Séduire, encore et toujours, pour s’éloigner du chemin quotidien, lui faire croire l’espace d’un instant que nous autres pauvres mortels nous pouvons connaitre la grâce.  Et parfois séduire, c’est ne plus rien faire, l’être que l’on est appelle le choc amoureux.

Qui est malade ? Qui est fou ?

299666PetitMoineauEntonnoirSouvent les personnes qui approchent l’idée de démarrer une thérapie personnelle sont gênées et se posent de multiples questions : suis je malade ? suis je fou ? suis je marginal ? suis je déréglé ? Ce sont des questions que je me suis également posées. Mais j’aimerais ré-envisager cette question : qui est réellement malade ? qui est réellement fou ?

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Pablo Escobar, une mythologie

Pablo Escobar est un personnage fascinant. Et j’ai cherché à expliquer pourquoi il plait autant et pourquoi il m’intéresse. Je n’ai pas pour habitude de regarder des séries, mais je suis tombé par hasard sur la série américaine « Narcos » et j’ai vu l’intégralité de la première saison en quelques jours. J’en profite pour préciser que je ne souhaite pas faire l’apologie de Pablo Escobar qui est un criminel et un terroriste. Mais il faut bien reconnaître qu’il n’y a pas que les illustres personnages comme Nelson Mandela ou Gandhi, reconnus comme étant foncièrement bons, qui parlent de nos désirs, avoués ou inavoués, de nos rêves, réels ou fantasmés. Il y a aussi quelques fois les bandits.

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