
J’ai une parcelle dans un jardin familial depuis maintenant 2 ans, à deux pas de chez moi à Nantes. Je n’avais quasiment jamais jardiné de ma vie, je ne m’étais jamais occupé d’un potager. Et j’ai eu cette envie d’avoir un petit coin de nature à côté de chez moi. J’ai appris de nombreuses choses : j’ai appris à faire pousser des pommes de terres, des poireaux, des artichauts, j’ai appris à écouter mes voisins qui m’ont donné de nombreux conseils, j’ai appris à écouter la terre, à attendre patiemment que les légumes poussent. J’ai appris à prendre soin de ce petit lopin de terre. J’ai rejoins ce mouvement naturel qui œuvre pour rendre le monde plus beau. J’ai modelé la terre, et la terre m’a modelé en retour. Aussi j’ai découvert une petite communauté d’hommes et de femmes qui œuvrent dans ces jardins familiaux à Nantes, ces poètes de la grelinette, ces amoureux des couleurs. Ils m’ont donné plein de conseils, je les ai écouté. Dans les villes grises où l’on se croise, j’ai découvert que l’on pouvait prendre le temps de se parler et de s’écouter. J’ai découvert que l’on pouvait s’entraider, que l’on pouvait vivre ensemble. Il y a des endroits en ville où l’on peut encore regarder le ciel, où l’on peut sentir la nature frémir. Des endroits de peu, des endroits merveilleux.