Textes en résonance au livre d’Ivan Jablonka : « Laëtitia »

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Derrière l’île et ses machines, derrière la parade de l’éléphant, un peu plus loin que la Loire qui scintille, il y a des zones plus calmes et silencieuses. Au delà du tapage de la ville, des endroits sombres et sinistres vous guettent. Vous êtes perdus au milieu du rien, espace sauvage et sinueux. Les cris des animaux n’attirent plus les touristes, râle humain d’une souffrance sourde et impitoyable. L’ombre de l’homme est là, elle respire la solitude dans des marais boueux et macabres.


 

Tout se noie
la langue devient vaseuse
la représentation de l’autre comme sujet libre et indépendant disparaît
Rien ne distingue le criminel, de la victime, le journaliste du politique
C’est une noyade vers des eaux noires et profondes
Plus rien ne luit, plus rien ne se distingue, plus rien ne s’élève.
On n’est même plus surpris par autant d’horreur et de violence.


 

Nantes, la ville radieuse
tête de proue d’une modernité à la française
cache des orphelins monstrueux
orphelins de sens et de lumière
orphelins sans nom et sans expression


 

Les hommes ne sont plus des guerriers, ils sont réduits à n’être que de vulgaires criminels.

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