Expériences

  • Créateur du concours d’éloquence de Nantes nord – Ose le dire !
  • Professeur de théâtre au RisCochet.
  • Professeur de théâtre avec l’association PaQ’la Lune.
  • Accompagnateur pour des enfants de l’ITEP (institut thérapeutique éducatif et pédagogique) à Nantes – Enjeu : être d’une grande écoute, assumer pleinement la responsabilité d’être l’adulte référent, accorder une pleine considération à l’enfant et à ce qu’il nous dit.
  • Professeur de théâtre avec des adolescents (2016) – Enjeu : favoriser la confiance en soi des adolescents.
  • Animateur pour des jeunes de la fondation Apprentis d’Auteuil (mars 2016) – Enjeu : être présent et à l’écoute – aider les enfants à aller vers une résolution des conflits.
  • Animateur à la Croix Rouge française dans un centre d’hébergement d’urgence pour familles (2015 – début 2016) – Enjeu : accompagner les familles dans leur démarche d’insertion – soutien à la parentalité.
  • Professeur de théâtre avec des enfants de la ville de Paris – Enjeu : travail sur l’imaginaire et la capacité à incarner un personnage.
  • Accompagnement d’enfants porteurs d’autisme (2015 – 2016) – Enjeu : accompagner des enfants à la création artistique et les aider à représenter symboliquement leur univers.
  • Accompagnement d’un public handicapé du troisième âge (2014 – 2015) – Enjeu : animation d’un atelier de création libre – permettre l’autonomie et l’expressivité.

L’accompagnant, cet équilibriste

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Comment, en art thérapie et en théâtre, trouver un juste équilibre pour accompagner les personnes à se déployer tout en respectant leur rythme et leurs résistances.

Je suis prof de théâtre et j’anime des ateliers d’initiation à la pratique théâtrale avec des enfants. Je leur fais découvrir ce qu’est le théâtre : son histoire, l’espace de jeu, ses personnages. Les enfants redécouvrent à travers des jeux ou des improvisations les émotions, les sentiments et diverses situations. Il s’agit de leur présenter en quelques cours l’outil théâtre, mais c’est aussi l’occasion pour moi de tenter de les accompagner vers un déploiement de l’être, de leur permettre d’avoir confiance en eux et en leur potentiel créatif. Certains enfants sont matures et éveillés, ils jouent ou créent de manière spontanée, l’accompagnant n’a donc pas grand chose à faire que de les regarder évoluer librement .D’autres enfants bloquent davantage dans leur élan vital, mais ils viennent vous chercher et réclament un peu d’aide. Et il y a celles et ceux plus rares qui ne demandent rien à personne mais qui viennent vous chercher par des voies plus mystérieuses, qui laissent un écho dans votre âme.

Cette année j’ai accueilli dans cet atelier de théâtre une petite fille de 6 ans pour deux trimestres (ce qui est exceptionnel car les enfants sur les temps périscolaires sont sensés changer d’atelier d’un trimestre à l’autre). Cette jeune fille est très discrète, elle n’est pas simplement timide, elle est quasiment mutique. Et à chaque fois que l’occasion se présente de rentrer en relation avec moi, l’adulte référent, elle se détourne et fait volte-face. Elle me fait penser à une sorte d’enfant sauvage. Qu’une jeune fille de 6 ans soit discrète et timide en société et avec ses camarades ou le professeur, c’est quelque chose de commun, mais chez elle, tout, dans ses postures ou dans son expression verbale, évoque le retrait. Je ne saurais jamais si c’est le désir de la jeune fille, le désir des parents ou une erreur administrative qui l’a fait revenir une deuxième fois dans l’atelier mais je trouve la situation étonnante, qu’une fille inhibée et mutique revienne une deuxième fois à un atelier de théâtre, espace et art qui symbolise l’exposition de soi en face des autres et l’expression libre de l’être sensible. Cette situation singulière, je pouvais la prendre comme un message. Mais au delà de l’éventuel message, cette petite fille ne me laissait pas indifférent et venait me chercher sur certains points. Peut être que c’était l’enfant timide que j’étais, peut être que j’ai cette familiarité avec les relations qui ne se trouvent pas, qui s’évitent, de me retrouver devant un interlocuteur qui fait bloc. Elle attirait donc mon attention et son mystère me questionnait. Mais elle n’est jamais venu me voir en m’indiquant formellement qu’elle souffrait ou qu’elle avait besoin d’aide. Elle était là parmi les autres. Il n’y avait donc aucun désir explicite de sa part d’être épaulée, d’être accompagnée. C’est là qu’on se rend bien compte de toute la subtilité qui se joue dans l’accompagnement et qui peut faire penser à un travail d’équilibriste. Evaluer toutes les forces en présence : ce qui se dit, ce qui ne se dit pas,  ce qui avance voilé, ce qui résiste, le désir de l’autre, son désir. Et trouver une juste place en considérant là où en est l’autre. Car il ne s’agit pas de se servir de l’autre comme d’un pantin et qu’il devienne un faire valoir de notre pratique thérapeutique. Alors ça se joue parfois à rien, à des petits gestes, à des petites intentions, surtout quand la petite fille en face de moi refuse l’échange verbale et le face à face. Et ces petits riens que je tente de mettre en place pour l’aider à sortir de sa citadelle, qui la protège mais qui l’isole terriblement. Je l’aide à porter son cartable, je lui propose de rejoindre les autres sur scène. Par contre le traitement vis à vis du cadre reste le même, à mon sens, ça lui permet d’être considérée au même niveau que les autres, elle n’est pas stigmatisée par un traitement spécial. Parfois le miracle a lieu et j’entends le son de sa voix ou elle daigne porter le nez rouge de clown que j’ai apporté. Mais la plupart du temps, ses automatismes restent les mêmes et dès que je lui pose une question ou que je la regarde elle se détourne instinctivement. Quoiqu’il en soit le théâtre ne la laisse pas indifférente, elle observe attentivement ses autres camarades sur scène, et à deux reprises elle m’a dit qu’elle avait, elle aussi, un costume chez elle. Elle me l’a dit à la fin du cours quand la séance de travail se refermait et oubliant d’apporter ce costume la séance d’après. Je suis donc allé voir ses parents à la sortie de l’école pour leur demander ce qu’il en était de ce costume, avec ce costume j’y voyais une ouverture énorme et la possibilité de réintégrer cette jeune fille dans l’élan de la dynamique du cours de théâtre. Mais cette jeune enfant était elle prête à passer à l’étape supérieure, à concrétiser une attente, un espoir, à quitter un temps sa forteresse pour rejoindre les autres ?

Sur le chemin de l’accompagnement, nous allons rencontrer diverses personnes et il y a celles, de part leur manière d’être, qui vont vous tendre des miroirs ou qui vont susciter chez vous de la compassion, car elles traversent les mêmes régions de la souffrance que vous ou les mêmes difficultés à être. Et il faudra trouver l’équilibre, avancer subtilement, aider ce qui se veut avancer vers la lumière et respecter ce qui se veut en retrait dans la pénombre. Et plutôt que de proposer des projets à l’autre, être toujours prêt à accueillir les surprises de la vie, qui elle avance continuellement.

Art thérapie

Penser la thérapie : Et si on se parlait un peu plus en politique ?

Une campagne électorale est une épopée, une aventure humaine et collective forte et intense. Nous sommes quelques uns à vouloir défendre des thématiques, nous voulons aussi être élu et prétendre à exercer des responsabilités. Il y a des enjeux collectifs et des enjeux personnels. Dans une campagne, au démarrage, nous définissons notre identité, notre cadre de pensée et nos valeurs, nous élaborons notre projet, le collectif se crée avec des personnalités qui rejoignent l’aventure. Et puis ensuite, nous sommes la tête dans le guidon dans de l’opérationnel, nous tractons, collons des affiches, faisons des meetings, nous élaborons la stratégie, nous répondons aux questions de la presse… Le rythme est soutenu, nous sommes dans l’action constamment, du matin jusqu’au soir. Et nous nous parlons si peu… alors qu’il y a tellement d’enjeux personnels : des enjeux de place, des enjeux de reconnaissance, des enjeux de pouvoir. Nous avançons tête baissée pour créer du contenu, pour imaginer la ville de demain, ce que nous allons créer à la surface des choses mais nous ne prenons pas le temps d’aller vers un peu plus de profondeur, et vers notre profondeur.

Et si nous prenions le temps de nous parler ? Le temps de nous dire, d’exprimer ce que l’on ressent, ce que l’on espère, ce qui nous anime et ce qui nous fait vibrer. Nous sommes capables de parler de la ville, de l’espace public et si peu de nous mêmes. Alors que nous nous débattons comme de beaux diables, et nous investissons de manière tellement forte ce temps de la campagne. Et faute de nous dire, nous mettons en scène nos drames, nos déceptions, nos aigreurs. Dès qu’il y a un conflit, nous vitupérons les autres, au lieu d’exprimer nos griefs.

Et si la politique redevenait l’espace de la parole, une parole agissante, non plus des bavardages, une parole qui crée du sens et qui éclaire. Une parole qui vient du cœur.

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Penser la thérapie : Le duel en politique et ailleurs

Un duel arrive quand il y a désaccord entre deux personnes. Chaque personne souhaite défendre ses intérêts ou exprimer son mécontentement. Cette situation se vit généralement avec de la tension et de la nervosité. Il y a plusieurs façons d’aborder ce conflit, nous pouvons en retenir quatre : la première serait de refuser le duel, il y a évitement du duel. Pour plusieurs raisons, la colère est trop forte pour être exprimée, il y a la peur de se confronter à l’autre… Le conflit est bien réel mais il n’y a pas de tentatives de résolution. Si on prend la métaphore du duel entre escrimeurs, nous ne nous rendons même pas au combat. Une autre façon d’aborder le duel, c’est de l’accepter mais c’est de vouloir rentrer dans le duel en voulant terrasser son adversaire. Nous ne voulons pas discuter avec l’autre, nous ne voulons pas trouver un terrain d’entente, nous ne voulons pas ferrailler avec l’autre, nous voulons le tuer. Il y a une troisième approche, c’est de se rendre au combat avec son épée, on accepte la confrontation mais on refuse le combat, on pactise tout de suite, on cherche tout de suite la résolution (par peur peut être de la mort ou de la défaite). Et il y a une quatrième approche, c’est d’accepter le duel et le combat, ce n’est pas une mise à mort, j’accepte le combat, je tiens à défendre mes intérêts, j’explique quels sont mes griefs et ensuite je peux chercher une résolution et pactiser avec mon adversaire. Plusieurs façons donc d’aborder le conflit et le duel, entre volonté ou non (ou capacité) de trouver une résolution.

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Penser la thérapie : La thérapie est un long travail de labour

La thérapie est ce long chemin de soin. Elle répare les blessures passées, mais c’est aussi et surtout un travail de réajustement, de clarification. Car il y a la souffrance liée à un passé traumatique mais il y a aussi la souffrance de ne pas être celui que l’on voudrait être, la souffrance de ne pas être à sa place et la souffrance de manquer de sens et de ne pas le trouver dans sa vie.

Nous sommes donc en présence de deux façons de concevoir la souffrance : l’une en lien avec le passé et l’autre en lien avec notre état d’être présent, il y a aussi deux façons de concevoir la thérapie : l’une qui répare et l’autre qui invite le patient à se rencontrer, à se transformer perpétuellement et à se lancer dans une quête de sens. La thérapie est donc un chemin de vie, une voie initiatique, un chemin spirituel. Où tout d’abord, il nous ait demandé de nous engager, d’accepter l’aventure, de lui dire OUI. S’engager, c’est accepter le travail, accepter les épreuves, accepter de changer, accepter que le chemin soit long. Et nous allons vers une thérapie qui est un chemin de vie, qui n’a peut être pas de fin, ce n’est plus la thérapie qui dépasse une problématique, c’est une thérapie qui nous invite à continuellement nous transformer, à continuellement nous dépasser. Et cette transformation passe par un travail quotidien de labour. Comme le jardinier qui travaille sa terre, comme le potier qui travaille son argile. Cette première étape pour préparer la matière. Et l’œuvre commence dans ce travail de la matière première. Rien ne vient sans le travail de cette terre, rien ne vient sans l’engagement dans ce travail. C’est le mouvement continu de rotation du moulin, ce mouvement de rencontre avec la terre pour le paysan. On travaille sa terre pour la rendre plus meuble, pour qu’elle soit plus disponible, pour qu’elle puisse accueillir du nouveau, et nous pouvons mettre des graines. L’artiste, le paysan, va créer une œuvre belle mais il y a d’abord la noblesse du premier travail. La noblesse de se mettre au travail.

Et ensuite en thérapie vient la rencontre avec ses monstres, avec ses ténèbres. Et nous creusons, nous nous risquons à creuser dans nos galeries souterraines. Pour faire face à nos monstres. Mais chaque fois que nous creusons, c’est pour mieux retrouver la lumière. Donc chaque fois que nous descendons, nous montons plus léger. Du grossier nous allons vers le subtil.

Tout ce voyage est possible, si chaque jour, nous acceptons de nous mettre au travail. L’alchimie est possible, si nous nous mettons en joie à l’ouvrage.

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Penser la thérapie : Gouverner

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Gouverner. C’est exercer le pouvoir, gouverner une institution, un peuple. Mais c’est aussi : gouverner sa propre vie. Tenir le gouvernail de sa propre vie, choisir un cap et s’y tenir, malgré les secousses, les tempêtes. C’est prendre le pouvoir dans sa propre vie, décider ce que l’on va faire comme travail, choisir son lieu de vie, choisir avec qui l’on va partager sa vie. Et gouverner, c’est mener la « Grande guerre » contre soi même : contre l’avarice, la paresse, la mélancolie, l’aigreur… c’est combattre fermement toutes ces humeurs tristes. Gouverner comme un vrai leader, c’est rassembler toutes ses compétences au service de son art, l’art de dessiner sa propre vie. Gouverner, c’est accepter la lumière dans sa propre vie, c’est accepter le rayonnement de qui l’on est, c’est accepter le rayonnement de son être en devenir. Gouverner, tenir le gouvernail de son navire, maintenir le cap déployer la Grand voile. Et tout autour, tempêtes ou calme plat, qu’importe, les éléments n’altéreront pas la ténacité du capitaine.

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Palabres

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Palabres sur un balcon : il ne nous reste pas grand chose, si ce n’est parler. Autant que cela soit riche. Fini la course effrénée, les rendez-vous incessants, nous nous sommes arrêtés un peu, nous vivons au ralenti, et nous prenons le temps de nous parler. Aujourd’hui ressemble à hier, et demain tout autant. Plus rien à espérer, plus rien à programmer. Nous nous sommes donné rendez-vous pour parler. Répétition du geste mais pour un mouvement inattendu. Qui sommes-nous ? Que faisons-nous ici ? c’est quoi exister ? c’est quoi l’amour ? les mots jaillissent comme des merveilles. Les mots nous éclairent. Notre seule et belle richesse.

Penser la thérapie : le voyage du Retour

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Ce confinement, c’est un peu comme le Voyage du retour d’Ulysse. Le 11 mai, c’est Ithaque. Retrouver son île, chasser les prétendants et reprendre sa place de Roi, retrouver Pénélope et le lit nuptial, reprendre son rôle de père et retrouver son peuple. Mais avant, il y a toute la traversée : lutter contre tous les monstres de l’Inconscient, le Cyclope, les tempêtes, la drogue des Lotophages, ne pas tomber dans les griffes de la ténébreuse Circé… ce confinement c’est l’incessante répétition des jours comme chez Calypso. Et Ulysse fait le choix de retourner chez lui, de quitter le monde de l’oubli et de reprendre sa place. Je te vois Ithaque, je t’attends, je t’espère.

Art thérapie

Une séance d’art thérapie, comment ça se passe ?

Vous arrivez en séance, je vous accueille et vous vous installez à votre place sur une chaise. Je vous écoute, vous venez avec quelque chose qui vous préoccupe actuellement et vous l’évoquez. Nous pouvons prendre le temps d’en parler ou je peux vous proposer d’en faire quelque chose dans la création : en peinture, en écriture ou en théâtre. En parole ou avec votre création, vous manifestez quelque chose, je peux vous faire un retour, vous apportez mon regard et je peux aussi vous suggérer de vous donner une autre direction, d’aller vers une nouvelle forme encore inenvisagée pour vous, afin d’être dans ce mouvement continu de transformation. La séance se termine (1h) et nous échangeons un peu pour clôturer la séance.

N’hésitez pas à me contacter pour démarrer une thérapie individuelle.

Pourquoi commencer une thérapie ?

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Une thérapie pourquoi faire ? pourquoi commencer une thérapie ? peut être commencer par se dire qu’il est normal de s’interroger sur le sens de l’existence, de s’interroger sur sa place dans la société. Se dire aussi qu’il est normal d’avoir des problèmes, d’avoir des parts d’ombre, se dire aussi qu’on a du mal à résoudre ces problèmes, qu’on se sent bien seul pour les résoudre. Se dire tout cela, accepter ce doute, cette inquiétude… et puis se mettre au travail. Décider de mettre du sens sur ce que l’on vit, d’affronter ses monstres, de tenter de mettre de la lumière dans sa vie. Décider de se transformer, de grandir, de muter, d’œuvrer à devenir l’être qui est en appel au plus profond de nous même.

A Nantes, je vous reçois pour démarrer une thérapie individuelle, n’hésitez pas à me contacter.

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Inébranlable

Quand les défaites, les déceptions, les déboires ne te terrassent plus, ne te mettent plus à terre. Tu es sonné, abasourdi, mais tu es debout, inébranlable. Tout n’est plus remis en cause, tu n’es plus à l’arrêt, tu ne repars plus de zéro. Tu es debout, tu avances, cela oscille parfois, mais tu continues. La vie est un chemin et tu avances. Plus rien ne peut t’empêcher de ne plus y croire. Aujourd’hui tu n’as pas trouvé cette joie mais elle peut arriver demain. Il n’y a plus d’impasse, plus de fatalité. Tu crois aux possibles, à l’inconnu, aux surprises. Tu es debout, le monde devant toi, les yeux grands ouverts, le cœur qui bat.