La théorie de l’entonoir

entonnoir-inox-770736L’entonnoir est constitué de deux parties : une partie en forme de cône et une autre qui ressemble à un goulot.

L’entonnoir pourrait être une formidable métaphore de l’existence et des mouvements de l’âme humaine.

Pris à partir de son ouverture et le regard dirigé vers le petit goulot, l’entonnoir me fait penser à la vie qui se referme, les choses deviennent plus obscures, les idées se fixent, l’air est plus rare, plus on se rapproche du goulot, plus cela devient étouffant.

Alors qu’à l’inverse, pris à partir du goulot et le regard dirigé vers l’extérieur, les choses s’élargissent, le champs des possibles augmente, l’âme humaine gagne en confiance dans cette ouverture.

De la santé vers l’existence

De plus en plus, nous voyons apparaître de nouvelles formes de thérapies : art thérapie, danse thérapie, musicothérapie, et l’on associe plus facilement une activité quelconque à de la thérapie. Il y a l’équithérapie, la dramathérapie et bien d’autres encore… Comme si il y avait d’un côté de la souffrance et de l’autre du soin et du mieux être, et que ça parlait de la santé en général. Que l’objet de toutes ces démarches, de ces thérapies seraient d’aller vers la santé.
Mais je pense que nous ne sommes pas forcément malades de tels ou tels événements traumatiques et qu’il s’agirait seulement de réparer les dégâts causés sur notre personne ( bien évidemment, il y a des vécus traumatiques et handicapants, loin de moi l’idée de faire l’impasse sur son passé, mais je pense que ce serait une erreur de se focaliser sur ce seul passé).
Nous sommes aussi peut être malade de ne pas exister.
C’est une démarche plus intéressante qui nous oblige à nous tourner vers le présent qui advient et à nous responsabiliser.
Pourquoi avons nous déléguer notre expression artistique à d’autres que nous ? Pourquoi avons nous déléguer notre participation à la vie politique à d’autres que nous ? Notre capacité et notre volonté de débattre et de discuter sur des sujets de société ?
Exister, c’est créer, c’est philosopher, c’est participer à la vie politique de la cité, c’est contribuer à créer une société meilleure. Et à travers ce chemin d’existence, la santé va de soi.
Nous n’avons même plus à nous interroger sur les causes de la souffrance, mais peut être davantage sur ce qui entrave notre capacité à être.

Des révolutionnaires porteurs de vie

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Il y a ceux qui occupent des places, ceux qui manifestent contre des projets de loi, ceux qui se battent contre la construction d’un aéroport. Et il pourrait y avoir tous ceux qui cherchent des alternatives et tentent de les mettre en place. C’est un mouvement beaucoup moins spectaculaire qui ne se cantonne plus en une opposition stérile sans idée et sans projet, qui n’est plus dans le CONTRE, comme peut l’être un adolescent qui est contre le mode de vie de ses parents mais qui continue à vivre chez eux, mais un mouvement irrémédiablement tourné vers l’avenir, qui cherche à trouver de nouvelles idées, de nouvelles pistes pour un mieux vivre ensemble et en étant respectueux de la planète.

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Qui est malade ? Qui est fou ?

299666PetitMoineauEntonnoirSouvent les personnes qui approchent l’idée de démarrer une thérapie personnelle sont gênées et se posent de multiples questions : suis je malade ? suis je fou ? suis je marginal ? suis je déréglé ? Ce sont des questions que je me suis également posées. Mais j’aimerais ré-envisager cette question : qui est réellement malade ? qui est réellement fou ?

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